# Comment tenir ses bonnes résolutions : ce que dit la recherche

> Trop grosses, formulées comme un « arrêt », sans déclencheur : pourquoi les résolutions échouent, et pourquoi chaque lundi est un nouveau départ.

Source: https://behabit.app/fr/blog/why-new-years-resolutions-fail · 2026-09-29

**Pour tenir ses bonnes résolutions, la volonté compte moins que la façon de les écrire. La plupart échouent pour des raisons ordinaires : elles visent un résultat au lieu d’un geste quotidien, elles sont trop grosses pour un jour difficile, elles parlent de ce qu’il faut arrêter, elles n’ont pas de déclencheur, et le premier écart ressemble à une fin. Corrigez ces cinq points, et une résolution devient une habitude, à commencer n’importe quel lundi.**

Ce dernier point compte. Inutile d’attendre le 1ᵉʳ janvier. L’élan du nouveau départ qui rend le Nouvel An si particulier revient chaque semaine, chaque mois et à chaque anniversaire, et vous pouvez vous en servir dès que vous êtes prêt.

## Les résolutions échouent-elles vraiment presque toujours ?

Moins souvent qu’on ne le croit. Dans une étude classique, [Norcross, Mrykalo et Blagys (2002)](https://doi.org/10.1002/jclp.1151) ont suivi 159 personnes ayant pris des résolutions du Nouvel An et 123 personnes qui voulaient changer le même genre de choses plus tard. Au bout de six mois, 46 % des premières avaient tenu sans interruption, contre 4 % des secondes. Perdre du poids, faire du sport et arrêter de fumer étaient les objectifs les plus fréquents.

Une expérience suédoise plus large, [Oscarsson et ses collègues (2020)](https://doi.org/10.1371/journal.pone.0234097), a suivi 1 066 personnes pendant un an. Au bout d’un an, 55 % de celles qui ont répondu estimaient avoir tenu leur résolution.

Les deux études reposent sur ce que les participants déclarent eux-mêmes : lisez-les comme un encouragement plutôt que comme des chiffres exacts. Prendre une résolution n’est pas le problème. La façon de la formuler l’est souvent.

## Pourquoi les bonnes résolutions ne tiennent pas : cinq raisons courantes

### C’est un résultat, pas une habitude

« Me remettre en forme » ou « lire plus » décrit un point d’arrivée, pas ce que vous ferez mardi. Sans geste quotidien, il n’y a rien à répéter, et c’est la répétition qui forme les habitudes. Dans l’étude la plus connue sur le sujet, [Lally et ses collègues (2010)](https://doi.org/10.1002/ejsp.674) ont observé que refaire un comportement dans la même situation le rendait de plus en plus automatique. Une résolution qui ne devient jamais un geste précis n’accumule jamais ces répétitions.

### Elle est trop grosse pour un jour difficile

Les résolutions de janvier sont taillées pour votre version la plus motivée. Puis arrivent une soirée tardive, un rhume ou une semaine chargée, et une heure de sport paraît impossible. Quand la seule version de l’habitude est la grande, un jour difficile, c’est un jour à zéro.

### Elle parle de ce qu’il faut arrêter

« Fini le sucre », « arrêter de scroller », « ne plus grignoter ». Ce sont des objectifs d’évitement : ils décrivent ce que vous voulez fuir. Dans l’étude d’Oscarsson, les personnes aux objectifs d’approche (quelque chose à commencer ou à faire davantage) ont nettement mieux réussi que celles aux objectifs d’évitement : 58,9 % contre 47,1 % au bout d’un an. C’est une seule étude, mais l’écart mérite qu’on s’en serve.

### Elle n’a pas de déclencheur

Une résolution qui n’est rattachée à aucun moment doit être rappelée à la mémoire chaque jour, en plus de tout le reste. Les habitudes fonctionnent avec des déclencheurs : la situation qui précède juste le geste et qui, avec le temps, finit par le lancer. Plus de détails dans notre article sur [le choix d’un bon déclencheur](https://behabit.app/fr/blog/pick-a-cue).

### Un écart sonne comme un échec

Beaucoup de résolutions ne s’étiolent pas, elles cassent net. Vous manquez un jour la deuxième semaine et décidez que tout est fichu. Pourtant, l’étude de Lally a montré que manquer une occasion d’accomplir le comportement n’affectait pas vraiment la formation de l’habitude. Ce n’est pas l’écart qui y met fin, c’est l’histoire qu’on se raconte à son sujet.

## Comment tenir ses bonnes résolutions cette fois

### Transformez la résolution en une petite habitude

Demandez-vous ce que ferait, la plupart des jours, quelqu’un qui aurait déjà atteint votre objectif, puis réduisez-le. « Me remettre en forme » devient dix minutes de marche. « Lire plus » devient deux pages. Commencez par une seule habitude, pas cinq. Pour transformer un objectif en plan concret, essayez le [générateur de plan d’habitude](https://behabit.app/fr/tools/habit-plan-builder), gratuit.

Décidez ensuite de votre minimum : la plus petite version qui compte encore un jour difficile. C’est elle qui empêche une mauvaise semaine de devenir un arrêt.

### Formulez-la comme quelque chose à faire

Changez chaque « arrêter » en « commencer ». « Plus de sucre après le dîner » devient « après le dîner, je prends un fruit ». « Arrêter de scroller au lit » devient « à 22 h, je laisse mon téléphone en charge dans la cuisine et je lis ». Vous laissez toujours l’ancien comportement derrière vous, mais vous avez désormais quelque chose à pratiquer.

### Donnez-lui un déclencheur

Rattachez l’habitude à quelque chose que vous faites déjà chaque jour : après le café du matin, en vous asseyant dans le train, après vous être brossé les dents. La formule tient en une ligne : « Après [habitude actuelle], je vais [nouvelle habitude]. » Un bon déclencheur revient chaque jour, au bon moment, au bon endroit.

### Prévoyez l’écart avant qu’il arrive

Vous manquerez un jour. Tout le monde en manque. Décidez dès maintenant à quoi ressemble le lendemain : la version minimale, pas de rattrapage, pas d’attente du lundi suivant. La règle la plus simple : [ne ratez jamais deux fois](https://behabit.app/fr/blog/never-miss-twice). Et si l’écart a déjà eu lieu, voici [que faire le lendemain d’un jour manqué](https://behabit.app/fr/blog/missed-a-day).

*Un écart la deuxième semaine, puis retour immédiat. La résolution n’a pas cassé, elle a plié.*

## Pourquoi un nouveau départ aide (et pourquoi le 1ᵉʳ janvier n’est pas le seul)

Si le Nouvel An donne envie de changer, ce n’est pas un hasard. [Dai, Milkman et Riis (2014)](https://doi.org/10.1287/mnsc.2014.1901) ont constaté que les recherches Google du mot « diet », la fréquentation des salles de sport et les engagements à poursuivre un objectif augmentent tous après des repères temporels : le début d’une semaine, d’un mois, d’une année ou d’un semestre, un anniversaire ou un jour férié. Ils l’appellent l’*effet nouveau départ* (fresh start effect) et avancent que ces repères aident à ranger les imperfections passées dans un chapitre précédent et à prendre du recul sur sa vie.

Le plus utile, c’est leur nombre. Un lundi en est un. Le premier du mois aussi, la rentrée, votre anniversaire, le jour où vous rentrez de voyage. Si vous lisez ceci en octobre, rien ne vous oblige à garder votre idée pour janvier. Et si votre résolution de janvier s’est déjà essoufflée, le lundi qui vient est un très bon moment pour recommencer.

Attention seulement à ne pas transformer la recherche d’un départ bien net en raison d’attendre. Un nouveau départ aide à commencer. Après un écart, le meilleur nouveau départ, c’est généralement demain.

## Une résolution, réécrite

Voici un exemple, du début à la fin :

- **Résolution** : « Prendre soin de ma santé cette année. »
- **Une petite habitude** : marcher après le déjeuner.
- **Formulation d’approche** : quelque chose à faire, pas à arrêter.
- **Déclencheur** : après avoir fini de déjeuner.
- **Minimum** : cinq minutes autour du pâté de maisons.
- **Plan en cas d’écart** : si je manque un jour, je fais la version de cinq minutes le lendemain.
- **Nouveau départ** : lundi prochain.

Pour voir à quelle fréquence vous êtes vraiment au rendez-vous, plutôt que la longueur de votre série, le [calculateur de régularité](https://behabit.app/fr/tools/habit-consistency-calculator) vous donne un chiffre plus juste et plus bienveillant.

> **Comment BeHabit s’y prend**
> Quand vous créez une habitude, le champ **Déclencheur** demande « Qu’est-ce qui vient juste avant ? » et le champ **Version minimale** accueille « Le plus petit pas qui compte un jour difficile. » Le lendemain d’un oubli, BeHabit vous propose ce minimum. Et quand vous voulez repartir sur de bonnes bases, la carte **Nouveau départ**, en bas du **Bilan**, affiche « Tirez un trait sur une mauvaise passe. Les séries repartent, l’historique reste. » Touchez **Repartir**, confirmez, et vous verrez **Nouveau départ dès aujourd’hui**. Chaque validation passée reste sur votre calendrier. Voyez [comment fonctionne Repartir](https://behabit.app/fr/help/fresh-start).

## En résumé

- Les résolutions tiennent plus souvent que leur réputation ne le laisse croire ; c’est surtout leur formulation qui les fait échouer.
- Transformez le résultat visé en une petite habitude quotidienne, avec une version minimale pour les jours difficiles.
- Formulez-la comme quelque chose à faire, pas à arrêter.
- Rattachez-la à un déclencheur que vous avez déjà chaque jour.
- Prévoyez l’écart : un oubli ne défait pas une habitude, alors ne ratez jamais deux fois.
- N’importe quel lundi, premier du mois ou anniversaire est un nouveau départ. Inutile d’attendre janvier.
